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La Tribune interviews Afiniti’s GM of France, Jérôme de Castries

 

 Originally cited in La Tribune on 1st March 2018

Jérôme de Castries, an affinity for adventure

BY PATRICK CAPPELLI

Dated: 03/01/2018

At 26, Jérôme de Castries has already had a full life. From investment banking to the Tanzanian bush, via Google and MIT, the young man multiplied his professional and humanitarian experiences before heading up the French entity for Afiniti.

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années’ (Translation: For the well-born souls, worth / talent is not dependent on age). This maxim from Le Cid by the French writer Pierre Corneille, could have been written for Jérôme de Castries (pronounce “Castres”). His father is none other than Henri de Castries, the former CEO of AXA, who is among the French nobles. At the age of 25, before becoming the General Manager for the French subsidiary of Afiniti – the business which develops artificial intelligence software to predict interpersonal behaviour, the youngest of three siblings followed a classical and unique academic and university curriculum. After a baccalaureate in Economics and Social studies (ES), he hesitated between the call from abroad and French preparatory classes for the Grandes Ecoles.

“I wanted to attend the London School of Economics, but I didn’t make it. So I went for the preparatory classes at the Jesuit high school Saint-Louis-de-Gonzague-Franklin, because I was passionate about Economics.”

He got accepted into HEC Paris, while simultaneously preparing for a degree in History at the Sorbonne, a discipline that has always fascinated him. He then left for Bocconi University in Milan, to study finance for six months. Before completing his studies at HEC Paris, the young man wanted to get in touch with reality and went to work at Morgan Stanley in investment banking .

Ranger in Tanzania

“It was the time of Alibaba’s IPO, and I thought I was missing something”, recalls Jérôme de Castries, who then decided to dive into the tech world and go to Google, where he helped advise clients on their digital strategy.

In the summer of 2015, the young man decided to take some time to think about what he really wanted to do. As a fan of photography, he began a two-month road trip to South America, and then went to Tanzania where he became a ranger in the animal reserves.

“These are vast areas,  large parts of which are still untouched by any human being. To be able to discover them during safaris, you must first map them” says the adventurer.  Armed with a machete, a compass and a camera, he went into the bush with another French guide and Masai stalkers. “The greatest danger besides poachers is the animals: hippos, snakes and elephants, which tend to charge as soon as they see a human,” says Jérôme.

He also volunteers for the Hakuna Matata Foundation, which develops solidarity agriculture projects.

In January 2016, he met Zia Chishti, a serial-entrepreneur and founder of Afiniti, who offered him the opportunity to create and lead the French subsidiary of the company. The future GM accepted the role with one condition, to allow him to complete his studies. The young man spends his six months launching the business in France, then flies to Boston and MIT in September, “a fabulous institution where I met Bill Aulet, MIT’s entrepreneurship guru”. He handles the launch of Afiniti France from Boston, assisted in Paris by Nicolas Gallot, whom he met at Morgan Stanley. “We optimize human interactions within an enterprise context; with our first application in call centers,” explains Jérôme de Castries.

Instead of randomly allocating calls to an agent, the AI software studies the customer’s history and compares it with that of calls handled by the agent.

A humanitarian

“We are able to determine which agent is most likely to have the best human interaction with this client”, says the MIT graduate, who believes Afiniti reconciles technology and people without opposing them.

“Our AI is not there to replace people, but to improve customer and agent experience”, for whom the company’s major asset is its ability to accurately measure the performance of its service.

Over a half-hour, Afiniti behaviorally routes calls for twenty-five minutes, and during the remaining five minutes, it replicates the routing usually performed by the client.  This benchmark enables Afiniti to precisely measure the results of its technology. “We only get paid on performance. If we don’t generate sales, we don’t get paid,” says Jérôme de Castries.

In addition to his professional activity, he devotes part of his time to associations dealing with the integration of refugees. Business and humanitarian: a winning duo for the young man, very much in line with his family’s tradition.

Jérôme de Castries, une affinité pour l’aventure

Par Patrick Cappelli | 01/03/2018, 8:00 | 870 mots

À 26 ans, Jérôme de Castries a déjà une vie bien remplie. De la banque d’affaires à la brousse de Tanzanie en passant par Google et le MIT, le jeune homme de bonne famille a multiplié les expériences professionnelles et humanitaires avant de créer la branche française d’Afiniti.

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années » : cette maxime du Cid de Corneille pourrait avoir été écrite pour Jérôme de Castries (prononcer “Castres”). Bien né, il l’est sans conteste : son père n’est autre qu’Henri de Castries, ex-Pdg d’Axa, issu de la vieille noblesse française. Avant de devenir, à 25 ans, directeur général de la filiale française d’Afiniti, qui a mis au point un logiciel d’intelligence artificielle pour prédire les comportements interpersonnels, le benjamin d’une fratrie de trois a suivi un cursus scolaire et universitaire à la fois classique et original. Après un bac économique et social (ES) décroché haut la main, il hésite entre l’appel de l’étranger et les classes préparatoires.

« Je voulais entrer à la London School of Economics, mais je n’ai pas réussi. J’ai donc fait une prépa au lycée jésuite Saint-Louis-de-Gonzague-Franklin, car j’étais passionné d’économie. »

Il intègre ensuite HEC, tout en préparant en parallèle une licence d’histoire à la Sorbonne, une discipline qui l’a toujours fasciné. Il part ensuite pour l’université Bocconi de Milan étudier la finance pendant six mois. Avant de finir son cursus à HEC, le jeune homme veut se colleter avec le réel et va travailler à la banque d’affaires Morgan Stanley.

Ranger en Tanzanie

« C’était l’époque de l’IPO [introduction en Bourse, ndlr] d’Alibaba, et je me suis dit que j’étais en train de rater quelque chose », évoque Jérôme de Castries, qui plonge alors dans le monde de la tech et passe chez Google, où il fait du conseil en stratégie digitale pour des clients du commerce de détail.

À l’été 2015, le jeune homme pressé décide de prendre du temps pour réfléchir à ce qu’il a vraiment envie de faire. Fan de photo, il commence par un séjour de deux mois en Amérique du Sud, puis se rend en Tanzanie où il devient ranger (garde) dans des réserves animalières.

« Ce sont des zones immenses dont une partie est encore vierge de toute trace humaine. Pour les faire découvrir dans le cadre de safaris, il faut d’abord les cartographier », précise l’aventurier surdiplômé.

Armé d’une machette, d’une boussole et d’un appareil photo, le voilà parti dans la brousse avec un autre guide français et des traqueurs masai. « Le plus grand danger, outre les braconniers, restent les animaux : hippopotames, serpents et éléphants, qui ont tendance à charger dès qu’ils voient un humain », raconte-t-il.

Il fait également du bénévolat pour l’association Hakuna Matata Foundation, qui développe des projets d’agriculture solidaire.

C’est en janvier 2016 qu’il rencontre via une relation commune Zia Chishti, entrepreneur et fondateur d’Afiniti, qui lui propose de créer la filiale française de sa société. Le futur DG accepte, mais pose une condition : finir ses études. Le jeune homme passe six mois à lancer l’activité en France, puis s’envole en septembre pour Boston et le MIT, « une institution fabuleuse, où j’ai pu rencontrer Bill Aulet, le “gourou” de l’entrepreneuriat ». Il gère le lancement d’Afiniti France depuis Boston, secondé à Paris par Nicolas Gallot, rencontré chez Morgan Stanley. « Nous optimisons les relations humaines dans un contexte d’entreprise, avec une première application dans les centres d’appels », décrit Jérôme de Castries.

Au lieu d’allouer les appels de manière aléatoire à un téléopérateur, le logiciel d’IA étudie l’historique du client et le compare avec celui des appels traités par le téléconseiller.

Un pied dans l’humanitaire

« Nous sommes capables de déterminer quel conseiller aura le plus de chances d’avoir la meilleure interaction avec ce client », explique le diplômé du MIT, qui estime qu’Afiniti réconcilie la technologie et l’humain sans les opposer.

« Notre IA n’est pas là pour remplacer les humains, mais pour améliorer l’expérience client », ajoute le jeune dirigeant, pour qui l’atout majeur de sa société est d’être capable de mesurer avec précision la performance de son service.

Sur une demi-heure, Afiniti route les appels de manière infinitaire pendant vingt-cinq minutes, et durant les cinq minutes restantes, elle reproduit les opérations que réalise habituellement son client. Un benchmark qui permet de mesurer les résultats de la méthode Afiniti. « Nous nous rémunérons uniquement à la performance. Si nous ne générons pas de vente, nous ne sommes pas payés », affirme Jérôme de Castries.

En plus de son activité professionnelle, il s’attache à consacrer une partie de son temps à des associations qui s’occupent de l’intégration des réfugiés. Business et humanitaire : un duo gagnant pour le jeune homme, qui s’inscrit ainsi dans la tradition familiale.

Mini bio
Avril 1992 : Naissance à Paris.

2010 : Bac ES mention bien.

2010-2012 : Classes préparatoires au lycée Saint-Louis-de-Gonzague-Franklin (Paris).

2012 : Entre à HEC.

2013 : Licence d’histoire à la Sorbonne Paris-IV (mention bien).

2013-2014 : Étudie la finance à l’université Bocconi de Milan.

Juillet à décembre 2014 : Analyste chez Morgan Stanley.

Janvier à juillet 2015 : Business associate chez Google France.

Septembre à novembre 2015 : Ranger en Tanzanie.

Janvier 2016 : Directeur général France d’Afiniti.

Septembre 2016 à mai 2017 : Master of sciences au MIT et diplômé d’HEC.

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